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Prendre du recul est certainement une des attitudes les plus difficiles à adopter, et c’est pourtant une des plus essentielles à la réussite de ses projets.

Bien sûr certains réussissent ce qu’ils entreprennent en adoptant l’attitude du « je fonce en permanence », mais il faut bénéficier d’une bonne étoile que tout un chacun n’a pas; de plus cette réussite peut n’avoir qu’un temps.

Au départ, il est évidemment important d’avoir une volonté affirmée de réussir dans son projet, et le courage d’avancer malgré les difficultés qui se présentent chaque jour. Il faut s’y préparer à la fois mentalement et physiquement afin d’avoir des ressources dans lesquelles puiser pour affronter les tempêtes.

Une fois lancé, chaque créateur, qu’il s’agisse d’art, d’entreprise, de social ou autre, se confronte à la réalité : lenteurs de toutes sortes, intérêts divergents, faux amis…

Il est donc primordial de juger les entourages positifs et les entourages négatifs.

Et pour cela, il est indispensable de prendre du recul.

Cette « lucidité » est d’autant plus difficile à avoir qu’il faut consacrer son énergie à avancer, à surmonter les obstacles, à mettre en oeuvre sa stratégie.

Mais avancer dans une forêt tête basse n’aboutit le plus souvent qu’à s’y perdre.

Il vaut mieux lever la tête, prendre des repères, savoir revenir à temps en arrière si on s’est trompé; ça veut aussi dire admettre qu’on a pu se tromper !

La principale raison qui nous empêche de prendre du recul est cette difficulté à admettre qu’on puisse faire des erreurs. En effet, poser un regard « extérieur » sur son comportement et ses décisions, c’est prendre le risque d’y voir des fautes, des jugements erronés sur certaines personnes, des mauvais choix et de perdre la confiance en soi tellement nécessaire à la réussite de ses projets.

Pourtant cette confiance en soi se nourrit et se renforce par ces remises en questions régulières.

Si je m’aperçois que je nage dans la mauvaise direction, j’aurai plus confiance en ma capacité d’arriver à destination que si je poursuis aveuglément et me noie d’épuisement.

Le processus à suivre est donc :

* j’avance, condition indispensable;

* sans attendre d’être bloqué par un problème, j’analyse le chemin emprunté, les   solutions adoptées et je regarde si ma direction est toujours la bonne

* je prends en compte en permanence les nouveaux éléments extérieurs

* je juge « objectivement » mes actes; au besoin je prends des conseils extérieurs

* je n’hésite pas à corriger une trajectoire qui dévirait de mon objectif; mais   également je peux adapter mes objectifs en fonction d’ opportunités nouvelles.

Ne jamais oublier que le temps qu’on « perd » en évitant une erreur, on le regagne au centuple en n’ayant pas à réparer cette erreur.

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